Contre les gaz à effet de serre, il faut changer de méthode !

par Valérie Cohen |  publié le 30/05/2025

Le rejet du principe même des « zones à faibles émissions » au Parlement, après de multiples protestations populaires, montre que l’excès de règlementation finit par tuer la réglementation. Laissons la main aux territoires.

Un panneau lumineux indique la réglementation sur la ZFE. La Zone à Faibles Emissions est une zone urbaine dont l'accès est réservé aux véhicules les moins polluants. L'accès est conditionné par les certificats de qualité de l'air, la vignette Crit'Air. (Photo de Frédéric Scheiber / Hans Lucas via AFP)

L’erreur ? Imposer sur tout le territoire les mêmes règles alors que les contextes sont différents. Cette uniformité décidée d’en haut conduit, au mieux, à accepter des exceptions trop nombreuses qui discréditent la règle ; au pire, elle aboutit à un rétropédalage calamiteux au niveau national, ce qui s’est passé ce mercredi 28 mai à l’assemblée pour les ZFE.

Les régions connaissent bien leur environnement : pour certains les ZFE ont un sens, pour d’autres non, de même que la non-artificialisation des sols est pertinente pour certains, pas pour d’autres, la mise en place d’éoliennes est possible pour certains, pas pour d’autres, etc.

Que faire ? Laissons la main aux territoires en leur imposant des objectifs globaux de baisse d’émissions accompagnés d’un « catalogue » de mesures possibles pour les atteindre, mais sans les imposer. Charge aux régions de mettre en œuvre ce qui leur permettra d’atteindre ces objectifs tout en associant les citoyens.

Evidemment, un contrôle et une coordination au niveau national sera nécessaire afin d’aider les retardataires et de vérifier chaque année le respect des objectifs locaux et nationaux. Sans compter que les territoires, probablement plus créatifs que nos parlementaires, auront d’autres idées ou propositions pour avancer, nourrissant ainsi le « catalogue » de solutions possibles, dont le niveau national d’assurera la diffusion. L’écologie par le haut n’a pas marché. Essayons par le bas.

Valérie Cohen

Ecologie-Environnement