Le crime des antivax
Une étude définitive démontre que le vaccin ARN messager, violemment critiqué par les opposants à la « médecine officielle », est efficace, à moyen comme à court terme. Il est ainsi prouvé que les antivax, promus complaisamment par certains médias, sont des criminels.
Arrive un moment où il faut dire les choses comme elles sont, seraient-elles abruptes : les antivax et leurs épigones sont des criminels. Criminels, ceux qui ont mené campagne, aux temps du Covid, contre les vaccins ARN découverts par les chercheurs et diffusés par les autorités politiques, dont ils ont méthodiquement contesté la légitimité sans aucune base rationnelle. Criminels, les turlupins qui ont voulu gagner de la notoriété en se posant en dissidents de la « bien-pensance ».
Une étude magistrale vient de leur clouer le bec définitivement. On en parle peu parce que l’épidémie de Covid, dans sa version initiale, meurtrière et effrayante, est depuis longtemps derrière nous. Cinq ans après la pandémie, les furieuses polémiques qui ont entouré la découverte et l’usage du vaccin à ARN messager sont largement oubliées.
Pourtant, le travail d’expertise publique mené par l’association Epi-Phare, dévoilé le jeudi 4 décembre, sans précédent par son ampleur, mené sur près de 29 millions de personnes en France, aboutit à des conclusions certaines : les personnes vaccinées ont un risque de décès par Covid sévère inférieur de 74 % aux non-vaccinées. Plus généralement, on observe chez les vaccinés une réduction de la mortalité de 24 %, toutes causes confondues. On savait déjà, par des études de court terme, que les complications nées du vaccin, dénoncées par les antivax, étaient marginales. Mais au bout de cinq années, l’étude Epi-Phare démontre qu’elles sont également négligeables à moyen terme.
Autrement dit, ce vaccin ARN, contesté par une bande de faux experts et de vrais escrocs de la science, a sauvé des millions de personnes à travers le monde. Autrement dit, les polémiques criminelles soutenues par Raoult et ses hommes de main, le professeur Perrone et ses complices, et quelques autres charlatans de la médecine « non-officielle », en dissuadant une bonne partie de la population de recourir à la vaccination contre le Covid, ont provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. Crime de masse auxquels ont concouru quelques hurluberlus en mal de reconnaissance, tels Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, ou le chanteur farfelu Francis Lalanne.
Criminels, enfin, les médias qui ont légitimé cette contestation de la science au nom d’une soi-disant contestation des « élites », en tête desquelles on trouve une fois encore la chaîne bolloréenne CNews. Ils sont responsables de la mort de milliers de leurs compatriotes assez gogos pour les croire sur parole et refuser le vaccin qui aurait pu réduire leur vulnérabilité.
Reste une question essentielle : ces imbéciles solennels, qui ont sciemment trompé le public dans une affaire de vie ou de mort, devront-ils, ou non, répondre de leurs actes ?



