Trump : feu sur la pâte italienne !
Dans le cadre de la guerre commerciale qu’il mène à l’Europe, le président américain va dégainer une « méga taxe » de 107% sur les pâtes importées aux États-Unis par nos voisins transalpins. Un secteur clé de l’économie du pays est menacé.
Le dernier coup bas de Trump à l’Europe frappe l’emblème culinaire de l’Italie le plus connu dans le monde : les pâtes. Fabriquées dans la péninsule, elles sont importées en masse par les États-Unis chaque année (pour un volume de 670 millions d’euros). Mais à partir de Janvier 2026, l’administration Trump dégaine contre cette institution italienne une taxe record de 107%. Un « coup qui peut être mortel pour le secteur agro-alimentaire » italien, s’inquiète la Coldiretti, le très puissant syndicat des entreprises agricoles. Trump avait déjà fait la guerre au vin, à l’huile, aux fromages fabriqués en Italie, seules les pâtes y avaient échappé. Provisoirement…
Tout a commencé par une enquête du Département du Commerce américain, sollicité par des fabricants nationaux qui s’estimaient victimes de dumping. En cause : la vente aux États-Unis de produits étrangers à un prix inférieur à leur valeur marchande, dans le seul but de bousculer la concurrence. Au total, 19 producteurs italiens sont concernés, dont les deux plus compétitifs, Garofalo et Molisana. Giuseppe Ferro, administrateur délégué de Molisana, indique que le fabricant a « mis à la disposition des enquêteurs 600 pages de documents en demandant qu’ils soient contrôlés, mais que personne ne s’est présenté pour les consulter ».
« Ces gens-là trichent ! », répond le locataire de la Maison-Blanche, qui a pris sa décision dans la foulée : 91,74% de droits de douane supplémentaires sur toutes les pâtes italiennes, qui s’ajoutent aux 15% déjà en vigueur, atteignant ainsi un record absolu de 107%. Les consommateurs américains devront ainsi payer 9 euros (soit presque 10 dollars) les 450 grammes de pâtes italiennes, contre 4,50 euros aujourd’hui.
Quoi qu’il advienne, et même si Trump décidait de revoir cette taxe à la baisse, cet affront fait aux pâtes italiennes par l’Amérique devient un sujet hautement politique de l’autre côté des Alpes. Le gouvernement Meloni est ainsi pris entre deux feux, contraint de concilier la défense des entreprises agricoles italiennes et la fidélité à son idole américaine. Meloni devra maintenant être assez habile pour sortir de son chapeau une compensation suffisante pour les producteurs de cet aliment surnommé le « Champagne italien », mais aussi pour tous les amateurs de pâtes, qui sont légion.



