J-9 : La gauche républicaine fait salle comble au Zénith

par Valérie Lecasble |  publié le 30/05/2024

Raphaël Glucksmann promet de construire un nouvel espace politique à partir du 10 juin.

D.R

On la croyait morte et voici qu’elle ressurgit. Pari tenu, le Zénith de Paris est rempli. Sur l’air de Bella Ciao, la foule s’enthousiasme. La gauche humaniste et républicaine est revenue et Raphaël Glucksmann le promet, lui ne disparaîtra pas le 10 juin, mais sera là pour construire un nouvel espace politique, une social-démocratie rénovée.

Les plus jeunes, nombreux, portent les drapeaux européens et scandent les slogans de la campagne. Des anciens proches de François Hollande sont là eux aussi, aux côtés de Sybille, 19 ans, la plus jeune policière de Paris et d’Emma qui préside les jeunes du PS.

Anne Hidalgo intervient la première et la députée européenne Aurore Lalucq fait un tabac, lorsqu’elle propose de « taxer les riches » et défend une gauche « pro-européenne et sans outrance ». Olivier Faure, premier secrétaire du PS se dit « bien dans ses baskets », n’oubliant pas d’insister sur le fait qu’il a choisi Raphaël Glucksmann dès 2019

 « Quel accueil ! Quelle joie de vous voir aussi heureux ! » Raphaël Glucksmann revendique de réconcilier les électeurs de Mélenchon et ceux d’Emmanuel Macron. Il devient grave lorsqu’il cite les mots de la journaliste russe Anna Politkovskaïa qui mourra, à Moscou en 2006, assassinée dans le hall de son immeuble : « Poutine fera la guerre. C’est vous qu’il déteste, votre démocratie, votre société, votre liberté ».  Et il promet que chaque député élu sur sa liste au Parlement européen sera « un combattant de la sécurité européenne ».

L’Ukraine, Taïwan, la puissance de l’Europe, sa souveraineté, la protection de sa production, l’emploi, la révolution écologique, le nucléaire, le Pacte vert… au terme de ses quelques 80 meetings, les thèmes de campagne de Raphaël Glucksmann sont connus. Mais sa ferveur et son enthousiasme semblent être intacts, en faveur de ce qu’il nomme une « démocratie de combat ».

Valérie Lecasble

Editorialiste politique